Menu
MOUEZH BREIZH, LA VOIX DE LA NATION BRETONNE

Entretien avec l’abbé Aldalur


Rédigé le Mardi 26 Mai 2026 à 11:39 | Lu 3 commentaire(s)



War Raok n° 76 - Été 2026

Tout d’abord, mon Père, un grand merci d’avoir accepté cet interview, en français, dans la revue War Raok. Je mentionne en français car je connais votre attachement à la langue bretonne, à sa défense et à sa promotion. Cet entretien correspond en fait à une véritable attente. De nombreuses personnes se posent la question : « Qui est le père David Aldalur, ce curieux et courageux jeune prêtre breton ? Ce prêtre traditionnel dont le statut canonique pose problème et qui se retrouve sans mission diocésaine ?
J’ai donc considéré, mon Père, que vous étiez la personne la mieux qualifiée pour répondre à ces interrogations venant principalement de nombreux jeunes militants bretons.
Padrig MONTAUZIER.
 
1) War Raok : Pouvez-vous mon Père vous présenter aux lecteurs de War Raok ?
David ALDALUR et LE BRAS par ma mère ! ALDALUR, un nom basque qui signifie en breton « douar prad », soit « terre de pâturages » car je suis le fruit de l’union d’un père totalement basque originaire de Biriatou dans la province de Lapurdi et d’une mère totalement bretonne originaire de Plogoff dans le Cap-Sizun. Mélange explosif paraît-il ! J’ai 43 ans et depuis mon plus jeune âge, j’ai toujours pensé devenir prêtre. A 18 ans au séminaire, ordonné à 24 ans à Ecône en Suisse, le célèbre séminaire fondé par Mgr Marcel LEFEBVRE. J’ai débuté mon ministère comme professeur de philosophie à Paris et comme aumônier scout à Versailles, ce qui faisait beaucoup rire mes confrères : « l’abbé Aldalur à Paris… fallait oser ! ». Trois ans après, je partais pour mon Pays-Basque comme directeur d’école à Domezain. Et puis j’ai ouvert une nouvelle école à Etcharry. De là on m’a envoyé en Espagne où je me suis occupé du ministère en Andalousie avec l’ouverture d’une chapelle à Malaga. Puis de nouveau en Suisse, puis Marseille et enfin la Bretagne...

2) War Raok : Comment avez-vous mon Père pris conscience de la « question bretonne » et comment expliquez-vous votre engagement ?
J’ai eu cette immense chance de naître et de grandir au sein d’un milieu profondément enraciné. Et j’ose dire pacifiquement enraciné, dans le sens où je n’ai pas eu à me ré-approprier quelque chose qui aurait été coupé. Dans mon année 1983, au village nous étions 6 gars. Ensemble à l’école, ensemble au catéchisme, au comité des fêtes, dans le groupe de danses et de musique, au carnaval, aux fêtes patronales, à la kermesse, à la messe, dans un univers profondément identitaire, mais encore une fois, pacifiquement identitaire. Les seules bombes que nous lancions c’étaient quelques mots aux touristes tels que « Parigots », « Bordelais », « Si t’es pas content, vas-t’en ! ».
En vérité la question bretonne, comme celle de tous les vieux peuples de l’Occident chrétien est d’abord une question de fierté humaine et de foi divine. La conscience que nous sommes les héritiers d’un trésor inestimable que je définirais comme l’incarnation de la Foi chrétienne dans une culture particulière. La Foi en Jésus-Christ, parce que je crois qu’elle est la seule vraie, est de ce fait la seule capable de faire s’unir les peuples dans ce qui fait leur noblesse distinctive et leur richesse particulière. Et ceci, chez moi, n’est pas que de la spéculation. J’ai vu de mes yeux et entendu de mes oreilles mes parents et grands-parents, mes oncles et tantes, mes grands-oncles et grandes-tantes, être profondément différents, puisque les uns étaient Basques et les autres Bretons. Mais ils défendaient avec une conviction unanime que la grandeur de leur race, la pureté de leur langue, l’antiquité de leur coutumes, venaient de leur union à Dieu, par son Fils Jésus-Christ. C’est à Isasmendi notre ferme basque, et à Kerlaouen notre ferme bretonne, que j’entendais claquer avec des accents de conviction que seuls les paysans possèdent, ces phrases que mon cœur d’enfant comprenaient comme étant l’expression de la quintessence de notre identité : « Eskualdun eta Fededun (Qui dit basque dit Catholique) » d’un côté, et « Feiz ha Breizh a zo breur ha c’hoar (Foi et Bretagne sont frère et sœur) » de l’autre.

3) War Raok : Comme l’abbé Yann-Vari Perrot, vous avez repris et mis en avant la devise « Feiz ha Breiz ». Considérez-vous que cette devise soit encore d’actualité et puisse s’inscrire dans ce long combat pour la défense des libertés bretonnes et un nouveau futur pour le peuple breton ?
Lorsque nous mettons l’idéal « Feiz ha Breizh » en lien avec l’actualité, le premier mouvement quasi réflexe est de penser que tout cela c’est fini, il faut arrêter de rêver, le monde d’aujourd’hui n’est plus celui de l’Abbé Perrot… Mais nous parlons bien d’un mouvement réflexe, donc animal. L’animal après avoir fui l’ombre du chasseur, fait agir d’autres instincts pour voir si la situation est désespérée au point qu’il faille envisager l’attaque ou laisser passer l’ennemi pour reprendre sa vie paisible. Il me semble que les Bretons persuadés qu’il n’y aura de relèvement de la Bretagne que par le retour des Bretons à la loi et à la Foi en Dieu sont beaucoup plus nombreux qu’on ne le croit. Ils sont, telle notre hermine nationale, revêtus de leur blanche parure pour se cacher dans la neige froide de ce monde sans chaleur. Mais ces authentiques hermines bretonnes ne pourront pas empêcher leur parure d’été de repousser, parure de combat, de vie et de renaissance. Et cette parure c’est à mon avis, celle de l’idéal « Feiz ha Breizh », idéal qui préfère donc la mort plutôt que la souillure !
Chaque fois qu’il s’agit d’actualité, de renaissance et d’idéal breton, j’aime à citer ces phrases de Jean-Pierre CALLOC’H : « Un adsaù e zou kriu p’en des he harp en hé. Rakse em es fians, Breih, en ha planeden… Le relèvement aboutit quand il a l’appui du Ciel. C’est pourquoi j’ai confiance, Bretagne, en tes destins ». La conclusion est très simple. Je suis convaincu qu’il n’y a que l’idéal « Feiz ha Breizh » qui porte en vérité pour aujourd’hui et pour demain les moyens pour la résurrection de notre Bretagne.

4) War Raok : Toujours, comme l’abbé Perrot, vous rencontrez quelques violentes hostilités face à une curie diocésaine myope ! Pouvez-vous nous donner, mon Père, quelques explications sur ce différend ?
Le problème est assez simple. Nous voulons l’idéal « Feiz ha Breizh » dans son intégralité, c’est-à-dire dans son authenticité, dans sa vérité doctrinale, historique, linguistique… Je me retrouve donc face à deux oppositions ou disons plutôt deux incompréhensions. Du côté des autorités diocésaines, que je reconnais et respecte, on veut bien de « Breizh » mais pas de « Feiz traditionnel ». Et du côté des autorités traditionnelles que j’aime et respecte également pour l’excellent travail qu’elles accomplissent, on veut bien de « Feiz traditionnel » mais on a peur de « Breizh » !
- Avec le diocèse, il s’agit d’un problème doctrinal. Il s’agit de reconnaître qu’il y a une crise dans l’Église. Il s’agit de remettre en question les nouveautés dévastatrices issues du Concile Vatican II qui ont à peu près tout mis par-terre. Mais si on ne veut pas l’admettre, la discussion est impossible. Mais l’histoire est là. Elle avance, et la jeunesse revient à la Tradition. La question se réglera par les faits et j’espère bien que lorsque la Tradition catholique, doctrinale, liturgique et canonique aura repris ses droits à Rome puis à Quimper, je redeviendrai un simple prêtre diocésain, soumis aux ordres de mon évêque. Mais j’ai bien conscience que ce combat dépasse largement ma personne ainsi que celle de Monseigneur DOGNIN !
- Avec les autorités traditionnelles il s’agit d’un problème apostolique. Le monde « tradi-français » ne veut pas admettre que la tradition qu’il propose aux fidèles obéit à des codes français qui ne sont pas les codes de notre Bretagne. Rien à dire sur l’enseignement de la foi, mais l’écrin dans lequel cette foi est présentée n’est pas un écrin breton. Comme j’ai pu l’écrire à mes anciens supérieurs : « Vous ne pourrez jamais empêcher les Bretons-bretonnants de se sentir étrangers dans une église où pas un seul mot de leur langue maternelle (qu’ils aiment d’autant plus qu’elle est menacée et méprisée) n’est prononcé : ni aux lectures, ni aux sermons, ni, ce qui est pire encore, à l’occasion des cantiques. Vous ne pourrez jamais empêcher que les cœurs des Bretons-bretonnants ne s’émeuvent pas autant de la fondation de la France par le baptême de Clovis que de celle de la Bretagne par l’action des saints Salomon et Judicaël. Vous ne pourrez jamais empêcher que les cœurs des Bretons-bretonnants ne s’émeuvent pas autant de l’évocation de sainte Jeanne d’Arc ou de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus que de leurs Sept saints fondateurs, de sainte Anne et de saint Yves. Vous ne pourrez jamais empêcher que les cœurs des Bretons-bretonnants ne s’émeuvent pas autant à l’écoute de « Catholiques et Français toujours » qu’au bon vieux cantique « Da Feiz hon Tadoù kozh ». Demander au Bretons de renoncer de mettre à la première place ce patrimoine spirituel et culturel au nom de la foi, ou seulement de le laisser de côté provisoirement au profit d’un autre, est tout simplement insupportable car profondément injuste. Que diront les Français si demain, après la conversion en masse des immigrés (ce qui est à souhaiter), ces derniers envahissent nos églises et chantent des chants en arabe ou en souahéli, tout simplement parce qu’ils seront plus nombreux. Idem des sermons, etc... Faudra t-il alors que les Français se battent pour maintenir une langue française minoritaire et espérer obtenir des prêtres, un ministère dans leur langue maternelle au patrimoine si riche ? Poser la question, c’est y répondre !
J’ai déjà été trop long ici mais c’est tout de même malheureux qu’un problème finalement si simple soit l’occasion de tant de difficultés. Mais je ne lâcherai pas, parce qu’en définitive, obtenir des autorités ecclésiastiques bretonnes que nous puissions prier, croire, chanter dans la Foi de nos pères et dans la Tradition de nos pères en Bretagne, ne relève pas du privilège ou de la faveur, mais c’est un droit sacré que personne ne peut nous empêcher de revendiquer et donc d’obtenir. Y renoncer c’est trahir !

5) War Raok : Pensez-vous, comme de nombreux fidèles aujourd’hui, que l’église devient de plus en plus marginalisée car représentant de moins en moins le Christ ?
La question est dangereuse. Je suis un prêtre catholique romain et je crois très fermement qu’il y a une identité totale, simple et entière entre l’Église du Christ, l'Église catholique, hiérarchique, visible et fondée sur Pierre et ses successeurs. La Bretagne a toujours été dans son histoire une nation fidèle au Siège de Pierre. Vous savez peut-être que la légende raconte que le premier évêque de Nantes, Saint Clair est arrivé en Bretagne avec une relique insigne : le clou qui a crucifié la main droite du premier pape Saint Pierre, symbolisant ainsi l’attachement indéfectible de la Bretagne au Souverain Pontife. Je suis Breton et catholique et j’assume donc ce formidable héritage et je veux délibérément me placer dans cet amour de l’Église romaine. Mais, encore une fois, il y a une crise dans l’Église et ce serait trop long d’entrer dans le détail. Il est vrai que cette crise ne se réglera pas à coups d’alinéas juridiques du Droit Canon mais par un retour profond et total à la Tradition, à l’Évangile, au catéchisme de toujours, aux sacrements de toujours, aux commandements de Dieu… en résumé, il nous faut un retour à Jésus-Christ tel qu’il s’est révélé par les transmetteurs que je viens de vous préciser.

6) War Raok : Vous assumez une ligne doctrinale et une vision d’un catholicisme breton traditionnel complet, refusant de le voir réduit à du « modernisme saupoudré de traditionalisme » ou à de la « pastorale française saupoudrée de breton ». N’était-ce pas le vœu de Yann-Vari Perrot ?
C’était évidemment le rêve et le combat de notre bon Abbé Perrot.
Vous reprenez ici les termes que j’ai moi-même utilisés lors d’un sermon prononcé le jour des Rameaux. Je voudrais que vos lecteurs me comprennent bien. Ce que certains catholiques bretons demandent à travers ma petite voix c’est que l’on reconnaisse leur droit fondamental à être catholique traditionnel breton sans mélange. Souvent, pour ne pas dire toujours, on me dit: « mais l’abbé, votre combat, c’est celui que nous livrons dans le diocèse ou au sein des communautés traditionnelles ». Je réponds en bon paysan : arrêtons de spéculer et regardons les faits concrets. Et je ne parlerai que de mon diocèse de Quimper.
- Côté diocèse, nous avons trois messes traditionnelles : à Quimper, Brest et Sainte-Sève. Ici, Monseigneur autorise uniquement la messe dominicale et refuse la pastorale des sacrements, celles des aumôneries, du suivi des fidèles… précisément pour que la Tradition se limite à la messe et ne pénètre pas jusqu’au plus profond des cœurs et des âmes et de toute la vie chrétienne, comme elle a droit de pénétrer. Quant au breton, quasiment rien, si ce n’est l’Angélus à la fin de la messe ainsi qu’un petit chant breton, souvent le même (« Jezuz pegen bras vez » aux enterrements, un cantique à Sainte Anne en juillet…). Ceci n’est pas être catholique de Tradition. C’est être, suivant où penche la balance, « moderniste tradouillant » ou  « traditionaliste modernouillant ! ». Pardon pour les néologismes. Et quant au breton, ici malheureusement, la balance penche toujours du même côté, et on a donc systématiquement du « français bretonouillant ! ». Je précise que ces qualificatifs péjoratifs ne visent en aucun cas les personnes qui peuvent avoir et ont certainement des convictions personnelles bien plus hautes et bien plus nobles. Ce que je qualifie ici c’est le système apostolique mis en place, indépendamment des fidèles, que je connais en grande partie, et qui sont formidables.
- Côté traditionnel, nous avons quatre lieux de culte réguliers : Brest, Morlaix, Plouigneau et Le Trévoux. Du point de vue de la Tradition doctrinale rien à dire puisque je m’identifie au même combat. Mais du côté de la Tradition bretonne, à-peu-près le même constat que pour le diocèse. Excluons Morlaix et Le Trévoux où il n’y a absolument rien. Il reste Brest et Plouigneau avec un effort bien plus grand à souligner du côté de Plouigneau. Mais là encore que du « français bretonouillant ». Au mieux on s’approche du « breton françouillant » !
Le constat est sans appel. Non seulement c’est insuffisan, mais je dirais même plus, croire qu’en ne faisant que cela, on fait assez pour la Foi et la Bretagne, c’est insultant pour la Tradition catholique et plus insultant encore pour la noble tradition bretonne : tradition nationale, linguistique et historique, nécessairement singulière, particulière et différente, n’en déplaise à certains. Cette tradition mérite bien plus qu’un simple chant, 3 costumes et 2 cornemuses ! Et pourtant, ceux qui me connaissent savent combien j’aime les costumes bretons et les bagadoù… puisque j’en fais partie !

7) War Raok : Pensez-vous mon Père que ce positionnement est celui d’un homme qui ne cherche pas la rupture mais la communion à condition que cette communion ne soit pas la dissolution de ce qui fait sa raison d’être sacerdotale ?
Évidemment ! Et il me semble que ce que j’ai tenté de vous expliquer répond à la question. J’ai pu dire à Monseigneur Dognin par deux fois, une première oralement en octobre, et une seconde fois par écrit en mars : « Je vous crie Monseigneur, je vous supplie et je le dit publiquement, oui, mon vœu le plus cher, et que j’espère voir réalisé avant ma mort, c’est d’être incardiné dans votre diocèse ». Mais pas au prix de devoir célébrer la messe nouvelle et de devoir accepter une pastorale à laquelle une grande partie de catholiques ne croient plus et ne veulent plus, surtout les jeunes !

8) War Raok : Vous avez créé une association bretonne qui se nomme « Hengoun Feiz ha Breizh ». Quel est le but de cette association catholique et bretonne ?
Le but de cette Association est très simple ; nous donner les moyens de construire une paroisse réelle et concrète, visible et tangible, où l’on entendra prier et chanter en latin et en breton. Un centre de formation où l’on se ressourcera spirituellement, où l’on se formera intellectuellement et d’où l’on repartira plein d’énergie pour conserver, établir et défendre le véritable idéal « Feiz ha Breizh » dans sa plus pure tradition doctrinale et culturelle. Enfin un lieu de formidable convivialité où l’on ne refusera rien de ce qui entre pleinement dans cet esprit de fête bretonne dont notre peuple a le secret : musique, concerts, théâtre, repas, bar, danses… Et le catéchisme en breton pour ceux qui le souhaitent.
Cette maison prendra le nom de « Kalon Breizh » en référence au rêve de l’Abbé Perrot d’établir en Bretagne au moins un lieu qui soit un phare qui illuminerait l’Occident de sa lumière chrétienne et bretonne. Le feu et la lumière qui devront y être entretenus se nourrissent de ce triptyque énoncé plus haut : prier, se former et s’amuser de manière exclusivement chrétienne et bretonne. Le « Kalon Breizh » sera ce phare et parce que je suis persuadé qu’il fonctionnera, il fera des petits… Et le jour viendra o le feu prendra, la lumière bretonne éclairera et fera disparaître les froideurs du modernisme qui, de toute évidence, a vocation à s’éteindre. Quant aux cultures étrangères à notre pays, nous ne cherchons pas à les éliminer, mais tout simplement à les inviter à reprendre leur place naturelle, c’est-à-dire sur le flambeau de leurs terres d’origines. Et je sais de quoi je parle puisque je ne veux pas de mélange basco-breton, par exemple ! Encore un constat paysan : deux flammes sur un même flambeau finissent toujours par se confondre. Par contre, deux flammes placées côte-à-côte sur deux flambeaux différents, non seulement s’identifient clairement mais illuminent plus encore ! C’est mon côté poète...

9) War Raok : Est-ce le fait d’être Basque et Breton qui vous a amené à être un ardent défenseur de la langue bretonne et mettez-vous un point d’honneur à la pratiquer le plus souvent possible ?
Incontestablement ! Et je remercie le Bon Dieu tous les jours de m’avoir donné cette double grâce d’être né catholique basco-breton !
Quant au breton, je m’étais promis de le parler. Il y a du travail encore mais il faut faire ce travail. Prétendre combattre pour la tradition authentique de notre Basse-Bretagne sans parler sa langue c’est faire du saut à la perche sans perche ! Vous ne vous élèverez jamais jusqu’aux hauteurs de l’âme de notre peuple. Vous resterez au ras des pâquerettes ! Et c’est pour moi l’occasion d’encourager tous les Bas-Bretons à faire tous leurs efforts pour parler breton le plus possible, partout et tout le temps. Une Bretagne où l’on reparlera breton en masse, changera de visage. Et quelque chose me dit que ce visage sera bien plus beau parce qu’en vérité il sera totalement renouvelé dans sa jeunesse.

10) War Raok : Ha bremañ, va Zad, un nebeut gerioù e brezhoneg evit klozañ. Bennozh Doue deoc’h.
Gant plijadur vras ! Marteze, c’hoant am eus d’ho trugarekaat evit ho koulennoù hag a ro din an digarez da reiñ da c’houzout hor stourm, hor mennozh-uhel, hor c’hevredigezh hag holl labourioù o tont. Trugarekaat ivez al lenerien hag a lenno betek ar fin ar pezh a lavaran deoc’h… gant un tamm hirder marteze ! D’an dud hag vo dedennet p’o do dizoloet ac’hanomp : deuit ganeomp, hep aon, plas a vo evit an holl eneoù a volontez vat, evel m’eo skrivet e-barzh an Aviel ! Ar pezh a raimp a zo simpl-tre : krediñ ha pediñ evel hon tadoù kozh, soñjal ha bevañ evel hon tadoù kozh, seniñ ha dañsal evel hon tadoù kozh, drebiñ hag evañ evel hon tadoù kozh. Evit lavarout berroc’h : ur banne pedenn, ur banne preder, ur banne kanañ hag ur banne chopinad  Red e vo « trinkañ » evit silvidigezh Breizh, neketa !
Doue d’ho pennigo ha ra zeuio buan eur an trec’h « Feiz ha Breizh »… depant a ra da gentañ eus an Aotrou Doue met e Vab karet Jezuz Krist en deus c’hoant d’ober gant ar Vreizhiz. War-sav neuze, labour’ zo ha krog a ra bremañ… « Aintzinat ! Eskualdunek erraten duten bezala eta Bretonek nola ez : War-raok ! Evel e lavaront an Euskariz hag ar Vreizhiz evel just ! ».
 



Dans la même rubrique :
< >

Mardi 26 Mai 2026 - 11:47 An Divina Comedia



War Raok n° 76 - Été 2026


26/05/2026

Souscription permanente

Souscription permanente !

War Raok est une revue bretonne moderne libre et indépendante. 
War Raok affiche fièrement une attitude dissidente indispensable à l’éveil du peuple breton et à la renaissance d’une identité forte. 
War Raok
 c’est un véritable outil de démocratisation et de libération des esprits du formatage de l’idéologie unique.
War Raok c’est l’émancipation des intelligences, la voix d’une nouvelle résistance… le porte-drapeau de la nation bretonne.

Voilà le choix de la revue. Mais ce choix de l’indépendance, notamment financière, face au blocus de la presse aux ordres et de la police de la pensée, n’est pas sans conséquence. Sans moyens financiers, autre que la démarche militante des abonnés, le combat est inégal. Aussi, afin d’assurer une publication régulière et de qualité, l’ouverture d’une souscription permanente est le meilleur moyen de conforter la pérennité de notre existence.
Merci d’avance, Bretons et amis de la Bretagne, pour votre soutien.

 

Par courrier : WarRaok
50 bis avenue du Maréchal Leclerc
Appartement 203
35310 MORDELLES.


WR
24/04/2024

Facebook



Partager ce site
Facebook
Twitter
Mobile
Rss